Etude hydrobiologique sur la moyenne Moselle

Dans le cadre de sa mission d’intérêt général de protection et de mise en valeur du milieu aquatique, la Fédération départementale pour la pêche et la protection du milieu aquatique des Vosges a défini un plan départemental de protection du milieu aquatique et de gestion des ressources piscicoles. Celui-ci vise à protéger les espèces autochtones et les milieux aquatiques par le biais de programmes de conservation et réhabilitation. L’objectif est d’améliorer au niveau départemental la qualité générale des rivières et plans d’eau subissant des contraintes liées aux réalités écologiques des milieux et à leur usage. Cette démarche s’inscrit directement dans les objectifs de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) qui vise l’atteinte d’un bon état écologique des cours d’eau.

L’actualisation des Plans de Gestion Piscicole (P.G.P.) des AAPPMA passe nécessairement par la connaissance précise du peuplement ichtyologique et des contraintes associées. Or sur la Moyenne Moselle, même si quelques pêches ont été réalisées récemment, la majorité des données piscicoles provenait d’un rapport du Conseil Supérieur de la Pêche datant de 1990. Ces données ne permettent pas d’apprécier l’évolution du milieu face aux actions engagées par les différents acteurs impliqués sur un milieu soumis à de fortes pressions anthropiques.

Dans cet objectif d’actualisation de ses connaissances, la Fédération a confié à Mathilde Marchebois (stagiaire en licence professionnelle, protection de l’environnement spécialité Eau – Mesure et Procédés à l’IUT Nancy-Brabois) la réalisation d’une étude hydrobiologique sur la moyenne Moselle et affluents entre Vecoux et Arches.

Sous la direction du service technique, les premières actions sur le terrain ont commencé le 18 mai dernier avec une pêche d’inventaire dans le ruisseau de la Saulx à Eloyes couplée à des prélèvements de macroinvertébrés à Pouxeux, Saint Nabord, Dommartin-lès-Remiremont et Vecoux. Cette première pêche combinée à l’étude des macroinvertébrés permettront de mesurer l’impact de la création de la zone de rejet végétalisée à la sortie des effluents de la STEP d’Eloyes et de la réhabilitation de ce cours d’eau (maîtrise d’œuvre réalisée en 2017). D’autres pêches et prélèvements IBGN sont prévus dans les semaines à venir si les conditions météorologiques le permettent. Les résultats de l’étude seront disponibles à la mi-juillet.