La première tranche de travaux sur le lac de Gérardmer est désormais terminée. Cette première phase s’inscrit dans l’expérimentation de renaturation des berges du lac de Gérardmer (voir plus de détails dans les Newsletters de novembre et décembre 2017). Au cours de ces deux derniers mois, les systèmes de protection anti-houle ont été implantés à différents endroits (au site de l’AVJOR et vers le quai du Locle). Plusieurs types de palissades ont été utilisés sur les trois systèmes de protection : une palissade dite « en dur » (ou encore tunage1) et deux autres avec un système de tressage2 (et de fascinage3 dans la partie immergée pour plus de solidité).

Les différents partenaires suivront attentivement l’évolution des dispositifs durant la période hivernale. En effet le gel, de par son action, agit fortement sur la stabilité des pieux et peut par conséquent détruire le système de protection en entier.

Une « réunion – bilan » se déroulera entre les différents partenaires début janvier pour dresser l’état d’avancement du projet et les suites à donner.

Le planning d’actions pour 2018 autour de cette expérimentation débutera donc par cette réunion entre acteurs. Comme dit ci-dessus, une surveillance et une prise de photos pour suivre l’évolution des dispositifs seront réalisées durant l’hiver. L’arrivée du printemps permettra d’activer la deuxième tranche de travaux. Cette dernière consiste à revégétaliser les berges du lac sur les deux sites expérimentaux. A la fin de cette phase, il sera intéressant de voir comment se développent les végétaux pendant la période estivale accompagné de plusieurs impacts possibles sur le lac (prédation de la faune, tourisme, activités nautiques). Après un certain recul, des travaux pourraient être engagés durant l’automne si ceux-ci semblent pertinents.

1 : le tunage est une technique de génie végétal composée de pieux en bois derrière lesquels sont placés horizontalement des planches (voir les photos)

2 : le tressage est une autre technique de génie végétal. Celle-ci est réalisée avec des branches de saules vivantes, entrelacées autour des pieux

3 : la dernière technique utilisée est le fascinage. Il est composé de fagots de branches de saule disposés horizontalement derrière les pieux.